Tunes in Colour - Histoire de Fond
- dannyjg6
- il y a 6 jours
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Lorsque j’écoute de la musique, la question que je me pose est d’une simplicité désarmante: m’émeut-elle ? L’originalité et l’inventivité ont bien sûr leur place – l’art se nourrit de créativité. Mais ce n’est pas là, pour moi, l’essentiel. Ce que je recherche, c’est cette rencontre rare où la musique élève l’esprit ou apaise le cœur; lorsqu’elle console, inspire, transporte ; lorsqu’un instant fugitif, elle touche quelque chose de profond dans l’âme humaine. En un mot, je cherche une musique qui émeut.
Et dans le vaste monde des sons, rien n’atteint cela avec plus d’éloquence que la mélodie. La mélodie parle directement au cœur. Elle est le fil qui nous relie aux grands compositeurs du passé, qui savaient instinctivement que la beauté n’est pas un ornement mais une nécessité – que des lignes mémorables, chantantes, ont le pouvoir d’atteindre des lieux où les mots ne peuvent aller.
C’est peut-être l’absence de telles mélodies qui explique pourquoi une grande part de la musique classique contemporaine paraît si lointaine à de nombreux auditeurs. Nous aspirons, en tant qu’êtres humains, à une musique qui ne se contente pas de nous confronter, mais qui nous enveloppe. C’est pourquoi orchestres et publics se tournent aujourd’hui de plus en plus vers les musiques de film, qui offrent sans détour ce que le cœur recherche : une résonance émotionnelle, une richesse mélodique, la capacité de ressentir.
Tout au long de ma vie, la mélodie s’est présentée à moi comme une forme de grâce – un don pour lequel je ressens une profonde gratitude. Et lorsque j’ai le privilège de partager ce don avec d’autres, il m’est rappelé une fois encore que la musique, à son plus haut niveau, est un langage de l’âme, parlant d’un cœur à un autre.

J’ai toujours été fasciné par les instruments de musique. Dans leur extraordinaire diversité – de formes, de couleurs, de sons – ils offrent une métaphore profonde de l’humanité elle-même. Chaque instrument est unique, porteur de sa propre voix, de sa propre histoire, de sa propre âme. Et il m’est souvent arrivé, assis dans une salle de concert, de sentir que l’instrument n’est pas simplement tenu par le musicien: il devient une extension de ce qu’il est. Ce n’est pas un hasard si l’un est attiré par le violoncelle, un autre par la flûte, un autre encore par la trompette. Il existe une parenté intime entre le timbre d’un instrument et le tempérament de celui qui en joue. C’est pourquoi un orchestre est si émouvant à contempler. Il n’est pas simplement une collection d’individus, mais le témoignage de ce que les êtres humains peuvent accomplir lorsqu’ils dépassent les frontières du moi. Voici des dizaines de personnes, chacune possédant une voix singulière, et pourtant chacune prête – voire désireuse – d’entrelacer cette voix dans quelque chose de plus grand, de plus noble, de plus beau que ce qu’aucune ne pourrait créer seule.
Je ne cesse de m’émerveiller de la sagesse avec laquelle un compositeur répartit les rôles : accordant à chaque instrument une place qui honore ses qualités propres, ses forces distinctives. Et puis, miracle entre tous, ces sons si divers – parfois même opposés – se fondent en une symphonie sans couture. C’est une vision de ce que l’humanité elle-même pourrait un jour devenir.
Nous attendons encore le moment où surgira le chef d’orchestre adéquat – celui qui saura rassembler les multiples fils de la famille humaine et les harmoniser en un tout unique, triomphant et empreint de paix. C’est le rêve le plus ancien de notre peuple : que de la diversité naisse l’unité, et que de la multitude des voix surgisse un chant. J’adresse mes remerciements au Créateur de toute musique et de toute vie, qui m’a accordé l’inspiration pour ces mélodies et la force de les façonner en œuvres accomplies. J’exprime également ma profonde gratitude aux arrangeurs de talent avec lesquels j’ai eu le privilège de travailler – David Louis, Yonathan Goodman, Daniel Goldstein, et, surtout, Israel Edelson, dont le partenariat inspiré a contribué à faire naître cette musique.




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